______________DANS L'EPISODE PRECEDENT...______________Blair, il faut que tu viennes immédiatement, c'est super urgent.______________Ne cherche pas à comprendre, viens, je t'expliquerai.Je me laissa tomber sur mon lit. Je ne comprenais pas. Que cherchait-elle à me dire par « super urgent »? Je déposa mon portable sur la commode en bois qui se tenait à côté de mon grand lit double, qui, pourtant ne servait qu'à une seule personne, moi. Je n'avais même pas envie d'y aller. Je savais pertinemment que ce n'était pas aussi urgent qu'elle le sous-entendait. Serena était la meilleure dans ce domaine. Elle a déjà été capable de m'envoyer un message en écrivant qu'elle avait fait quelque chose de très grave, et que je devais venir l'aider au plus vite. Et vous savez quoi? Elle avait tout simplement renversé son café sur sa chemisette rose pastel et bien sur, je devais venir l'aider pour aller en choisir une autre. Mais que voulez-vous, elle ne changera jamais. Serena sera toujours Serena. A force de trop réfléchir comme ça, je m'endormis, allongée sur mon lit. Deux ou trois heures plus tard, j'entendis quelqu'un frapper à ma porte plusieurs fois. Je me leva à contre-c½ur, et quand j'ouvris la porte, ce fût la grande surprise du siècle. Ou plutôt, du millénaire.
Homme: Blair ! Me prenant dans ses bras ça fait si longtemps... Tu as tellement changé, ma chérie.Mais qu'est-ce-que faisait mon père ici?! Il n'avait même pas été présent aux funérailles de ma mère. Il ne savait rien de moi depuis maintenant onze ans, et il veut que je lui saute dans les bras? Mais qu'il aille se faire foutre. J'ai passé la plupart du temps à espérer qu'il reviendrait, il n'est jamais revenue. C'est aujourd'hui, quand j'ai tout juste dix-sept ans qu'il décide de revenir dans ma vie. Il ne faut pas qu'il espère quelque chose de ma part, parce qu'il va être très vite déçu. Je ne parle toujours pas, et je suis encore moins décidée de le faire tant qu'il serait là.
Papa: Il faut qu'on parle ma chérie. J'espère que tu as du temps devant toi...Je détourna le regard pour aller le poser sur une de mes photo de moi et maman. Il la regarda à son tour avant de baisser la tête et de s'assoir sur mon lit, à côté de moi. Moi, je fixais toujours la photo, qui était la dernière que nous avions faites, ma mère et moi. Il posa sa main sur mon épaule, et sans décrocher un seul mot, je la lui enleva. Il soupira, et décida qu'il était enfin temps de passer aux explications. Je regardais toujours cette fameuse photo.
Papa: Blair, quand je suis parti de la maison, tu n'avais que six ans. Il faut que tu saches... Que si je suis parti, ce n'était en parti pour le travail, mais pas que pour ça. Ta mère était au courant, mais elle m'a interdit de te révéler quoique ce soit, elle te trouvait encore trop jeune, et tu la connais, elle est très protectrice. Si j'ai décidé de t'en parler aujourd'hui, c'est parce que tu as bien grandi, depuis. A l'époque, j'avais une maîtresse. Ta mère ne savait rien, et personne à part elle et moi n'était au courant de notre relation. Je n'aimais plus ta mère, mais je n'avais pas le courage de la quitter, parce qu'une relation de 23 ans ne s'efface pas comme ça. Du coup, je continuais à voir cette... femme, en cachette. Un jour, ta mère me soupçonnais de quelque chose, et m'a suivi derrière mon dos. J'avais rendez-vous à l'hôtel du centre-ville, et quand elle a ouvert la porte de la chambre, elle a tout découvert. C'est elle qui a voulu que je parte de la maison, et qui a voulu que je te mente, que je te dise que si je partais, c'était à cause du travail. Blair, crois-moi, je n'ai jamais voulu te faire de mal, ni te mentir... J'ai voulu te revoir, des milliers de fois, mais ta grand-mère et ta mère m'en on empêcher. On a divorcé, sans ce que tu ne le sache. Je n'ai pas été présent aux funérailles de ta mère parce que j'avais honte. Honte de ce que j'avais fait, honte de moi...Je fixais toujours la photo. Des larmes chaudes roulaient sur mes joues, je n'arrivais plus à m'arrêter. Pendant onze ans j'ai souffert en silence... en fait à cause de ma mère, qui disait m'aimer. J'avais le droit de connaitre la vérité, de savoir que mes parents étaient divorcés, mais non, elle a préféré que ma vie sois basé sur un mensonge. J'étais perdue. Je ne savais plus à qui était la faute. Si c'était à cause de mon père, qui trompait ma mère... Ou si c'était ma mère, qui m'avait caché la vérité pendant si longtemps, et qui l'a emportée avec elle la semaine dernière. Toutes ces questions me donnèrent un mal de crâne pas possible. Ce fût sûrement un réflexe, mais sans même que je m'en aperçoive, je me retourna de façon à être face à l'homme qui m'a le plus manqué dans ma vie, et le serra dans mes bras. Il fît de même. Même si la vérité venait d'éclater, je n'éprouvais toujours pas le courage de parler, de dire quoique ce soit.
Papa: Si tu savais comme tu m'as manqué... Pendant toutes ces années, mon seul but était de réussir à te voir. Luisa a bien entendu accepté que je vienne me réinstaller ici, chez toi. J'espère que tu veux bien de moi, après tout, je suis encore ton père non?Ses dernière paroles me firent légèrement sourire. C'était si rare ces derniers temps, que j'en était surprise moi-même. Bien sur que j'étais heureuse qu'il revienne, en plus, à présent j'étais au courant de ce qu'il s'était réellement passé, et vous ne pouvez pas savoir le soulagement que j'éprouve. Luisa lui avait sûrement parlé de mon "traumatisme", si on peut appeler ça comme ça, qui m'empêchait de parler. C'est pour ça qu'il ne me posait aucunes questions. Le diner se passa dans de bonnes conditions, Luisa avait même accepté de se joindre à nous pour manger. L'après-midi, mon père dût partir travailler, comme tous les jours. Je remonta dans ma chambre pour aller chercher mon portable et envoyer à mon tour un texto à Serena, en restant indifférente à celui qu'elle m'avait envoyé elle.
« Serena, c'est Blair. Tu ne devineras jamais qui a de faire éruption ce matin.
Mon père est revenu, et j'ai appris quelque chose qui a tout changé. Enfin pas tout, malheureusement...
Je ne parle toujours pas, mais il a réussi à me remonter un peu le moral.
Bisoux, je t'adore.
PS: J'ai bien reçu ton ancien SMS, mais étant donné que je connais bien en quoi consiste tes urgences, je ne me suis pas déplacée... ;-P »
J'appuya sur la touche "envoyer" de mon téléphone portable, et le lança sur mon lit avant d'allumer mon ordinateur portable. Je me connecta sur MSN, et bizarrement, Nate n'était pas connecté. Enfin pour tout dire, je n'avais pas vraiment envie qu'il le soit... Mais d'habitude, il est dessus 24h/24, même quand il est sorti ou qu'il est je ne sais ou. Il me manquait vraiment beaucoup, et je regrettait mon geste. Tout à coup, je sursauta comme une malade quand quelqu'un fit claquer un grand coup la porte de ma chambre derrière lui. Je me retourna en colère, et remarqua Serena. Elle avait les yeux extrêmement rouges, et son crayon noir avait coulé. Elle avait également l'air en colère, après moi je pense, vu le regard qu'elle me lançait.. Je me leva, et l'invita à s'assoir avec un air d'incompréhension.
Serena: Blair, à partir de maintenant, quand je t'envoie un message t'expliquant que c'est une urgence, tu me feras le plaisir de venir !Elle m'avait dit tout ça avec, comme je l'ai déjà dit précédemment, l'air en colère. Je la regarda dans les yeux, toujours avec cet air d'incompréhension que je n'arrivais pas à enlever de ma figure. Elle baissa la tête, les larmes lui remontèrent aux yeux. Pour la réconforter, je lui passa une main dans le dos et lui déposa un délicat baiser sur sa joue. Elle me regarda, cette fois sans cet air de colère que je détestait voir sur son doux visage angélique.
Serena: C'est Nate... Il... Il est à l'hôpital..._________________
Papa = Personnage fictif
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J'avoue que j'avais la flemme de terminer ce chapitre, mais j'ai prit mon courage à deux mains et voilà le résultat ! =D
Continuez à me laisser vos impressions, que je sache si ça vous plait ou pas...
Enfin bref, comme dans le précédent chapitre,
40 commentaires et je poste une suite !
:)
Bisoux les gens, Mélissa.