_____« The golden youth, does that make dream, no? »

Blair, Blair Waldorf. C'est comme ça que je m'appelle. Je porte un prénom de bourgeois, m'a-t-on dit. J'ai été élevée dans une famille riche, qui ne parlait que d'argent, rien d'autre. Mais vous, oui, vous, qui êtes là, à m'écouter, vous ne pouvez pas savoir comme c'est difficile, de vivre dans une famille comme la mienne. Presque tout le monde m'abordent dans l'espoir de devenir mon ami pour mon argent et mon niveau sociale. Presque tout le monde me prend pour une gamine de riche sans c½ur et capricieuse. Oui, c'est peut-être l'image que je montre de moi, mais au fond, je n'ai jamais été comme ça. Mais si je me montre comme ça, c'est en parti pour me protéger. Me protéger parce qu'une jeune fille riche ne dois pas être sympathique, naïve et généreuse et ça, on me l'a répéter pendant toute mon enfance. C'est dur d'essayer d'afficher une image de soi qui n'est pas la vraie. Je peux vous l'assurer, l'argent ne fais pas le bonheur. Il est même capable de faire le malheur, parfois. Ne pensez jamais qu'être riche, c'est facile. Parce que ça ne l'a jamais été. Oui, je m'appelle Blair Waldorf, et vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'aimerais échanger tout cet argent contre une vie normale.

« You know, you love me. »_____

# Enviado el domingo 21 de diciembre de 2008 05:43

Modificado el lunes 22 de diciembre de 2008 07:40

_______« Les prévenus. »
________________________CuriousFeelings.sweetnessLOVE.unbelivable-hapiness.
________________________Miin0uch-xx.friday-the-13-th.Washington-Flower.
________________________explikerlesfilles.Friiend-Or-Not-Friiend.

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Laisse-moi 3 commentaires et je t'ajoute avec plaisir.
:)

# Enviado el lunes 22 de diciembre de 2008 08:15

Modificado el lunes 29 de diciembre de 2008 13:54

J'étais là, assise, impuissante, sur les marches en pierre de cette villa à Manhattan, qu'ont qualifient comme mon propre logement, à présent. Il tombait des cordes, l'eau sur mes cheveux ruisselait, mais je m'en fichait. Tout le monde était à l'intérieur. Tout le monde, sauf moi. Je n'avais la force de rien. Je n'avais pas envie de parler, ni de bouger. Mon c½ur battait à cent à l'heure. Je ne pleurait pas. J'avais déjà beaucoup trop pleurer. Je n'arrivais pas encore à réaliser que j'avais perdu la femme que j'aime. Ma mère. C'était la seule qui me comprenait, même si c'était une véritable obsédée de l'argent. Ma mère n'a jamais mérité une fin comme celle-là. Je sentis alors une main se poser délicatement sur mon épaule gauche. Je savais qui c'était, sans même l'avoir vue. Je ne bougea pas et elle s'assit à côté de moi. Je n'éprouvait toujours pas le courage de tourner la tête. Je l'entendis engager la conversation.

Serena: Blair, il faut que tu te reprennes, ça ne peut pas continuer ainsi. Tu ne manges plus, tu ne parles plus... Et
tu me manques.


Je ne la regardais toujours pas. Je n'en voyais aucunement l'intérêt. Oui, c'était peut-être ma meilleure amie, mais pendant une semaine on m'a saoulée avec des conneries comme quoi ils étaient désolés pour moi. Mais non, ils n'ont jamais été désolés pour moi. Ils n'ont jamais aimés ma mère. J'étais la seule personne présente pour elle. Mon père, ah oui, lui, je l'avais définitivement rayé de mes pensées. Il est parti de la maison un beau jour avec comme seule raison le travail. Depuis, ont ne l'a jamais revu. Quel salop. Désolée du terme, mais c'est ce que je pense. De plus, il a eu le culot de m'appeler quinze jours après pour me demander si j'allais bien. À son avis, est-ce-que j'allais bien?! Non. Voyant que je ne répondais pas, Serena continua de me parler d'une voix douce et calme.

Serena: Ecoute, je sais ce que représentait ta mère pour toi. Elle était toute ta vie. Et sache, Blair, que je suis aussi anéantie que toi, c'était une femme admirable, que je voyais pratiquement tous les jours. Certes, ce n'est pas elle qui m'a élevée, mais je l'aimais beaucoup quand même. Tout le monde a sa façon pour faire son deuil, mais s'il te plait, parle-moi, dis quelque chose...

Mais non, je ne pouvais pas. Je n'étais pas encore prête à parler. Pourquoi devrais-je le faire? Pourquoi devrais-je parler à tous ces minables qui prétendent être tristes de ce décès? Serena, c'était la seule que je croyais. Oui, je le savais, elle était sincère. Ce n'était pas de belles paroles en l'air, juste prononcées pour me réconforter. Je n'avais la force de rien, mais je me força juste quelques secondes à tourner la tête dans sa direction. Elle me regardait, avec un air de compassion et de tristesse. Moi, j'avais la haine. La haine contre celui qui a osé tiré une balle d'un calibre 22 dans le crâne de ma mère. Si je le retrouverais un jour, je le tuerai, le torturerais, le ferais souffrir. Quitte à rester toute ma vie en taule, je l'assassinerai, c'est certain. Elle s'apprêta à se lever pour rentrer, mais ouvrit la bouche avant de n'avoir fait un quelconque geste.

Serena: Je rentre, Blair. Tout le monde t'attend, dans la villa. Si tu veux venir, je serais là.

Elle se leva, me déposa un léger baiser dans mes cheveux trempés, et entra à l'intérieur de la villa, qui était à présent la mienne. Et vous savez quoi? Je ne suis jamais rentrée. J'ai même passé la nuit dehors, à m'angoisser, me morfondre, pleurer. Je me suis endormie dans un hamac. C'est Luisa, la servante qui m'a trouvée endormie. Elle s'approcha de moi, et pour me réveiller, me secoua légèrement le bras.

Luisa: Mlle Blair... Mlle Blair!

Répéta-t-elle jusqu'à ce que j'ouvre les yeux. Elle se redressa et me regarda. Je n'avais toujours aucunes envies de prononcer quoi que ce soit, ni même de me lever de mon hamac.

Luisa : Mlle Blair, vous vous êtes endormie ici, cette nuit. Je vous ai préparé votre petit déjeuné. Il est sur la table du salon de jardin.

Et elle partit dans la villa. Je mis un certain temps avant de me décider à aller manger quelque chose. Je n'avais pas mangé depuis... Environ trois jours. Et même si je ne voulais pas me l'avouer, j'avais faim. Tellement faim que j'ai mangé tout ce qui trainait sur le plateau que m'avait servie Luisa. Elle aussi était anéantie par cette perte qui m'était chère. Ma mère se confiait toujours à elle, même si ce n'était pas pour autant sa meilleure amie ni sa confidente. Je laissa un mot sur la table de la gigantesque cuisine pour Luisa, lui indiquant que j'étais partie faire une petite séance shopping. D'habitude, je ne fais jamais de shopping sans Serena, mais là, je n'avais envie de voir personne. Le shopping, c'est mon remède quand je vais mal. Même si je ne pense pas que ça changera grand chose aujourd'hui, ça fait du bien de sentir de nouvelles fringues dans mon dressing. Et comme à mon habitude depuis une semaine, je rentra chez moi, et m'enferma dans ma chambre. J'eus à peine le temps de poser ma veste en jean H&M que j'entendis mon téléphone vibrer. Je le sortit de ma poche, et vit que Serena venait de m'envoyer un texto.

« Blair, il faut que tu viennes immédiatement, c'est super urgent.
Ne cherche pas à comprendre, viens, je t'expliquerai.
»

_________________

Serena Van der Woodsen = Blake Lively
Luisa = Personnage fictif
Blair Waldorf = Leighton Meester

_________________

Donc voilà le premier chapitre, un peu cours, c'est vrai, mais promis je ferais mieux la prochaine fois. :)
Hésitez pas à me laisser vos avis, ça compte beaucoup pour moi !
40 commentaires et je poste une suite ! =D

Ma story coup de coeur. $)

# Enviado el lunes 22 de diciembre de 2008 11:21

Modificado el miércoles 24 de diciembre de 2008 10:33

______________DANS L'EPISODE PRECEDENT...
______________Blair, il faut que tu viennes immédiatement, c'est super urgent.
______________Ne cherche pas à comprendre, viens, je t'expliquerai.



Je me laissa tomber sur mon lit. Je ne comprenais pas. Que cherchait-elle à me dire par « super urgent »? Je déposa mon portable sur la commode en bois qui se tenait à côté de mon grand lit double, qui, pourtant ne servait qu'à une seule personne, moi. Je n'avais même pas envie d'y aller. Je savais pertinemment que ce n'était pas aussi urgent qu'elle le sous-entendait. Serena était la meilleure dans ce domaine. Elle a déjà été capable de m'envoyer un message en écrivant qu'elle avait fait quelque chose de très grave, et que je devais venir l'aider au plus vite. Et vous savez quoi? Elle avait tout simplement renversé son café sur sa chemisette rose pastel et bien sur, je devais venir l'aider pour aller en choisir une autre. Mais que voulez-vous, elle ne changera jamais. Serena sera toujours Serena. A force de trop réfléchir comme ça, je m'endormis, allongée sur mon lit. Deux ou trois heures plus tard, j'entendis quelqu'un frapper à ma porte plusieurs fois. Je me leva à contre-c½ur, et quand j'ouvris la porte, ce fût la grande surprise du siècle. Ou plutôt, du millénaire.

Homme: Blair ! Me prenant dans ses bras ça fait si longtemps... Tu as tellement changé, ma chérie.

Mais qu'est-ce-que faisait mon père ici?! Il n'avait même pas été présent aux funérailles de ma mère. Il ne savait rien de moi depuis maintenant onze ans, et il veut que je lui saute dans les bras? Mais qu'il aille se faire foutre. J'ai passé la plupart du temps à espérer qu'il reviendrait, il n'est jamais revenue. C'est aujourd'hui, quand j'ai tout juste dix-sept ans qu'il décide de revenir dans ma vie. Il ne faut pas qu'il espère quelque chose de ma part, parce qu'il va être très vite déçu. Je ne parle toujours pas, et je suis encore moins décidée de le faire tant qu'il serait là.

Papa: Il faut qu'on parle ma chérie. J'espère que tu as du temps devant toi...

Je détourna le regard pour aller le poser sur une de mes photo de moi et maman. Il la regarda à son tour avant de baisser la tête et de s'assoir sur mon lit, à côté de moi. Moi, je fixais toujours la photo, qui était la dernière que nous avions faites, ma mère et moi. Il posa sa main sur mon épaule, et sans décrocher un seul mot, je la lui enleva. Il soupira, et décida qu'il était enfin temps de passer aux explications. Je regardais toujours cette fameuse photo.

Papa: Blair, quand je suis parti de la maison, tu n'avais que six ans. Il faut que tu saches... Que si je suis parti, ce n'était en parti pour le travail, mais pas que pour ça. Ta mère était au courant, mais elle m'a interdit de te révéler quoique ce soit, elle te trouvait encore trop jeune, et tu la connais, elle est très protectrice. Si j'ai décidé de t'en parler aujourd'hui, c'est parce que tu as bien grandi, depuis. A l'époque, j'avais une maîtresse. Ta mère ne savait rien, et personne à part elle et moi n'était au courant de notre relation. Je n'aimais plus ta mère, mais je n'avais pas le courage de la quitter, parce qu'une relation de 23 ans ne s'efface pas comme ça. Du coup, je continuais à voir cette... femme, en cachette. Un jour, ta mère me soupçonnais de quelque chose, et m'a suivi derrière mon dos. J'avais rendez-vous à l'hôtel du centre-ville, et quand elle a ouvert la porte de la chambre, elle a tout découvert. C'est elle qui a voulu que je parte de la maison, et qui a voulu que je te mente, que je te dise que si je partais, c'était à cause du travail. Blair, crois-moi, je n'ai jamais voulu te faire de mal, ni te mentir... J'ai voulu te revoir, des milliers de fois, mais ta grand-mère et ta mère m'en on empêcher. On a divorcé, sans ce que tu ne le sache. Je n'ai pas été présent aux funérailles de ta mère parce que j'avais honte. Honte de ce que j'avais fait, honte de moi...

Je fixais toujours la photo. Des larmes chaudes roulaient sur mes joues, je n'arrivais plus à m'arrêter. Pendant onze ans j'ai souffert en silence... en fait à cause de ma mère, qui disait m'aimer. J'avais le droit de connaitre la vérité, de savoir que mes parents étaient divorcés, mais non, elle a préféré que ma vie sois basé sur un mensonge. J'étais perdue. Je ne savais plus à qui était la faute. Si c'était à cause de mon père, qui trompait ma mère... Ou si c'était ma mère, qui m'avait caché la vérité pendant si longtemps, et qui l'a emportée avec elle la semaine dernière. Toutes ces questions me donnèrent un mal de crâne pas possible. Ce fût sûrement un réflexe, mais sans même que je m'en aperçoive, je me retourna de façon à être face à l'homme qui m'a le plus manqué dans ma vie, et le serra dans mes bras. Il fît de même. Même si la vérité venait d'éclater, je n'éprouvais toujours pas le courage de parler, de dire quoique ce soit.

Papa: Si tu savais comme tu m'as manqué... Pendant toutes ces années, mon seul but était de réussir à te voir. Luisa a bien entendu accepté que je vienne me réinstaller ici, chez toi. J'espère que tu veux bien de moi, après tout, je suis encore ton père non?

Ses dernière paroles me firent légèrement sourire. C'était si rare ces derniers temps, que j'en était surprise moi-même. Bien sur que j'étais heureuse qu'il revienne, en plus, à présent j'étais au courant de ce qu'il s'était réellement passé, et vous ne pouvez pas savoir le soulagement que j'éprouve. Luisa lui avait sûrement parlé de mon "traumatisme", si on peut appeler ça comme ça, qui m'empêchait de parler. C'est pour ça qu'il ne me posait aucunes questions. Le diner se passa dans de bonnes conditions, Luisa avait même accepté de se joindre à nous pour manger. L'après-midi, mon père dût partir travailler, comme tous les jours. Je remonta dans ma chambre pour aller chercher mon portable et envoyer à mon tour un texto à Serena, en restant indifférente à celui qu'elle m'avait envoyé elle.

« Serena, c'est Blair. Tu ne devineras jamais qui a de faire éruption ce matin.
Mon père est revenu, et j'ai appris quelque chose qui a tout changé. Enfin pas tout, malheureusement...
Je ne parle toujours pas, mais il a réussi à me remonter un peu le moral.
Bisoux, je t'adore.
PS: J'ai bien reçu ton ancien SMS, mais étant donné que je connais bien en quoi consiste tes urgences, je ne me suis pas déplacée... ;-P »

J'appuya sur la touche "envoyer" de mon téléphone portable, et le lança sur mon lit avant d'allumer mon ordinateur portable. Je me connecta sur MSN, et bizarrement, Nate n'était pas connecté. Enfin pour tout dire, je n'avais pas vraiment envie qu'il le soit... Mais d'habitude, il est dessus 24h/24, même quand il est sorti ou qu'il est je ne sais ou. Il me manquait vraiment beaucoup, et je regrettait mon geste. Tout à coup, je sursauta comme une malade quand quelqu'un fit claquer un grand coup la porte de ma chambre derrière lui. Je me retourna en colère, et remarqua Serena. Elle avait les yeux extrêmement rouges, et son crayon noir avait coulé. Elle avait également l'air en colère, après moi je pense, vu le regard qu'elle me lançait.. Je me leva, et l'invita à s'assoir avec un air d'incompréhension.

Serena: Blair, à partir de maintenant, quand je t'envoie un message t'expliquant que c'est une urgence, tu me feras le plaisir de venir !

Elle m'avait dit tout ça avec, comme je l'ai déjà dit précédemment, l'air en colère. Je la regarda dans les yeux, toujours avec cet air d'incompréhension que je n'arrivais pas à enlever de ma figure. Elle baissa la tête, les larmes lui remontèrent aux yeux. Pour la réconforter, je lui passa une main dans le dos et lui déposa un délicat baiser sur sa joue. Elle me regarda, cette fois sans cet air de colère que je détestait voir sur son doux visage angélique.

Serena: C'est Nate... Il... Il est à l'hôpital...


_________________

Papa = Personnage fictif

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J'avoue que j'avais la flemme de terminer ce chapitre, mais j'ai prit mon courage à deux mains et voilà le résultat ! =D
Continuez à me laisser vos impressions, que je sache si ça vous plait ou pas...
Enfin bref, comme dans le précédent chapitre, 40 commentaires et je poste une suite ! :)

Bisoux
les gens, Mélissa.

# Enviado el miércoles 24 de diciembre de 2008 11:20

Modificado el domingo 28 de diciembre de 2008 14:03